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Origine d'Auvelais
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Brabantiae
Germaniae inferiois nobilissimae provinciae descriptio
Edition : Theatrum orbis terrerum, Anvers 1570
Cartographie : Jacob van Deventer (? - 1575) |
Brabantia
Ducatus, Machliniac urbis Dominium. Petrus Kaerius caelavit
Edition : Germania Inferior, Amsterdam 1617
Cartographie : Pieter van der keere (+- 1571 - 1648) |
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Dans les documents anciens, Auvelais se présente
sous des variantes nombreuses :
Nauloiz ou Navloiz et Avoloit
en 1113, Auvlois ou Avulois en 1138 et 1246, Aulois ou
Avlois en 1151, 1196, 1225, etc , Auloiz ou Avloiz en 1155,
1179, 1225, Aveloiz en 1182 et 1229 ou Avelois en 1229 et 1240.
Cette dernière forme fut presque exclusivement employée jusque dans le cours du
siècle dernier ; elle fit place à Auvelois, qu’on rencontre déjà
cependant en 1444 et qui est encore conservé aujourd’hui sur le sceau communal.
Plus communément on écrit Auvelais, orthographe conforme à la
prononciation locale et à l’usage qui substitue ai à oi, lorsque
la prononciation l’exige.
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Des découvertes archéologiques établissent clairement l'existence d'Auvelais à
l'époque romaine. Jusqu'à la fin de l'Ancien régime, le territoire actuel des
communes d'Auvelais et d'Arsimont était divisé en deux parties indépendantes. La
première : Auvelais-le-Comté appartenait pour trois quarts à l'abbaye de
Floreffe et un quart au chapitre de Fosse (principauté de Liège). Le seconde :
Auvelais-le-voisin faisait entièrement partie du Pays de Liège. Pour les
trois quarts de son territoire, Auvelais-le-comté dépendait du comte de Namur
qui, en 1289, y possédait encore plusieurs droits seigneuriaux.
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Plan d'Auvelais
en 1879 |
Plan d'Auvelais
en +ou- 1900 |
Plan d'Auvelais
en 1948 |
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La Seigneurie
Avant la Révolution Française qui fit sombrer nos vieilles institutions,
Auvelais-Centre avec Arsimont dépendait du Comté de Namur, tandis que le
Voisin avec la Larronnerie et la Sarthe dépendait de la principauté de Liège.
Ces deux groupes de nationalité différente, formaient deux communes ou deux
communautés, comme on disait alors, et deux seigneuries distinctes : celles d’Auvelais
et celles du Voisin.
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Les Mairies d'Auvelois
Le Comté et du Voisin
A gauche, le
cachet d'Auvelais-Comté en 1806 et à droite celui d'Auvelais-le-voisin à la même
époque. Des estampilles rares qui rappellent que Auvelais regroupe aujourd'hui
deux anciennes communes.
Une pierre de 1802 "Commune des deux Auvelais" est
scellée près de la piscine d'Auvelais

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La ligne de démarcation entre le pays de Liège et
le comté de Namur est assez exactement tracée par la nouvelle route d’Eghezée,
le chemin de Besonry à Rominet et la rue de la Sarthe jusqu’au
pont de Sambre ;
de là, elle se dirige vers l’intersection des rues du Voisin et des Aises, suit
celle-ci jusqu’à la chapelle St-Roch et descend à la Sambre.
La Maison Communale

 L'ancienne
maison communale, bâtie en 1833 à l'angle sud-est de la place publique, était
une construction très simple. Détruite complétement
(ainsi que les archives) par un incendie en 1919, elle fut remplacée en 1925 par
un bel Hôtel de ville aménagé rue des deux Auvelais.
Il servit aux réunions du conseil communal et abrita les divers services
publics jusqu'en 1980 avant la construction du nouveau complexe débuté en 1978.
La
cavalcade d'Auvelais
La première
cavalcade d'Auvelais a eu lieu en 1892, à l'initiative du bourgmestre Félix
Protin. Celui-ci fut le président d'honneur du premier comité, qui était
constitué des échevins Bernimolin, président, et Michel Melchior,
vice-président, de MM. Edouard Meurice, secrétaire, et Jean-Baptiste Doumont,
trésorier. En 1900, l'honneur de voir la cavalcade d'Auvelais coûtait 1 fr. Le
Roi et la Reine accordaient leur contribution à l'organisation. La première
"Cavalcade de la Charité" vit la participation massive de quelque cinq cents
Sarthois dont le quartier était assis à gauche d'Auvelais, à droite de
Jemeppe-sur-Sambre. Les quartiers d'Auvelais ont fourni les premiers groupes et
les premiers chars. On citait les Chinels, au quartier de la Pêcherie, avec des
enfants de 10 à 12 ans pour constituer la première clique. Les clowns de la
Sarthe-Auvelais et de la Sarthe-Jemeppe étaient plus de cinq cents et occupaient
à eux seul toute la rue du Pont à Biesmes. Il y avait aussi "les canotiers" et
"Les sauvages", du Voisin, les chars "la Paix" et "La guerre", "Les ancêtres et
leurs fils". En 1897, le groupe "Le conservatoire" donna l'élan à la cavalcade
d'Auvelais. Il était composé d'une cinquantaine de musiciens précédés des
"Enfants d'Auvelais" et des "P'tits fringants".
Plusieurs
familles ont été les chevilles ouvrières de la cavalcade dont les Protin,
Gérard, Laverdeur, Girboux (père et fils), les Maleve, Bailly, Maron et Meurice.
La Cavalcade qui a lieu le lundi de Pâques reste l'événement majeur de l'année
dans la cité du Porion.
Gn'a qu'a
Auv'lais

En 1956, on
annonçait dans les colonnes du journal "Vers l'avenir", la création de : "Gn'a
qu'a Auv'lais', le
chant dont Willy Félix, pour les paroles, venait de doter son village natal.
L'idée en vint, nous apprend "El Bourdon" de Charleroi à Mr François
Sarteel et la musique de Mr Jean Fahy.
En voici le refrain et un
couplet qui évoque bien la commune.
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Refrain |
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Gn'a qu'à Auv'lais, mès djins, qui l'viye èst bèle.
Gn'a qu'à Auv'lais qui nos éstans contints.
C'èst nosse tère da nos, nos oûchas, nosse mwèle,
C'èst l'coeûr di nos parints, c'ès nosse prétimps,
Gn'a qu'à Auv'lais, mès djins, qui l'viye èst bèle,
Gn'a qu'à Auv'lais qui nos éstans contints,
Et l'djoû d'nosse mwârt, nos vlans dins nos purnèles,
N'awè qu'Auvelais èt nos cousses Auv'laisyins.
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2ème
couplet. |
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Nosse pitite vile, c'èst l'tère do grand coradie,
Tère à vêrris et tère à frans-ouyeûs,
Les djins d'nos djins n'ratchenu nén su l'ovradje,
I wêt'nu d'crèsse les vauréns, les chineûs,
Et po l'plaiji, gn'a pon à nos-è r'mète,
Nos savans rire, éfiler des grands d'mis,
Gober dès ous, mougnî l'boudin au mète,
Et danser, èt tchanter co toudis.
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La Maison du Peuple d'Auvelais
Auvelais,
située à mi-chemin entre Namur et Charleroi, avait une population industrielle
composée de mineurs qui travaillaient dans les charbonnages des environs,
d'ouvriers occupés dans les glaceries et les ateliers métallurgiques de la
région.
En 1893, les chevaliers du travail "L'Union des Mineurs d'Auvelais"
avaient créé sous forme d'une coopérative, une petite Maison du Peuple où ils
vendaient des farines et des graines, où ils débitaient des boissons. Cette
coopérative ne vécut guère, les membres se dispersèrent, le bâtiment qu'ils
avaient construit allait être mis en vente publique. En 1897, Gustave Defnet,
député socialiste de l'arrondissement de Namur qui avait été élu en 1894, et
quelques ouvriers socialistes fondèrent "La coopérative des ouvriers de la
Basse-Sambre" et décidèrent de l'achat de la Maison du Peuple. Ils acquirent
également le terrain situé derrière la Maison du Peuple et y firent construire
la boulangerie.
La coopérative prit par la suite la dénomination "La Maison du Peuple d'Auvelais".
En janvier 1902, deux journées célébrèrent les nouveaux aménagements de la
Maison du Peuple et la construction d'une écurie pour 13 chevaux et d'une remise
pour 11 voitures. La coopérative d'Auvelais, une des plus prospères de la
province de Namur, distribuait le pain dans une trentaine de commune de la
région.
En 1906, elle ouvrit plusieurs succursales dans la région, à Falisolle, à
Arsimont,... et construisit une Maison du Peuple à Tamines.
La coopérative soutenait un journal local hebdomadaire "En avant" qui
menait une lutte sur le plan coopératif, syndical et politique.
Pendant la guerre 14-18, la Maison du Peuple d'Auvelais fut pillée et fort
endommagée par les soldats allemands, celle de Tamines fut complètement détruite
par les bombardements. Une nouvelle Maison du Peuple fut construite à Tamines en
1924.
La
Maison du Peuple d'Auvelais fut agrandie, restaurée et réaménagée en 1923. C'est
de cette époque que date la façade enduite, auparavant la façade était en brique
apparentes. La société coopérative fut reprise par l'Union des coopérateurs de
Charleroi. Actuellement, les bâtiments appartiennent à la commune de
Sambreville.

Le Bon Pain
C'est le 10 mai 1907 que la S.A.
Le Bon Pain fut fondée à l'initiative de plusieurs sociétés industrielles
(Glaces nationales, Charbonnages Sainte-Elisabeth) et des notables catholiques
de la Basse-Sambre (les familles Petit, de Dorlodot,..) auxquels vinrent
s'ajouter d'autres sociétés suite à des augmentations de capital (HMS, les Feutreries Nouvelles,..) Le but premier du Bon Pain était l'exploitation d'une
boulangerie industrielle, mais aussi tout commerce ou fabrication de denrées et
marchandises utilisées par la classe ouvrière et agricole de la région pour
concurrencer les coopératives socialistes (COOP). La fabrication débuta le 3
février 1908 et connut rapidement une grande extension. Un des fondateurs, le
baron J. de Dorlodot fit aussi publier un hebdomadaire d'information régionale "L'union
Sociale" . Dès 1945, la boulangerie-pâtisserie reprit de l'extension pour
devenir une des plus importantes de la Basse-Sambre. Elle occupa jusqu'à 100
personnes et livrait du pain dans le Namurois, le Hainaut et le Brabant Wallon
jusqu"aux faubourgs de Bruxelles, comme Schaerbeek, d'abord avec des chevaux
puis des camions et ensuite des camionnettes que l'on attendait aussi le
dimanche. A partir de 1968, la société fut dirigée par le baron de Dorlodot. A
la boulangerie, toujours plus concurrencée, vient se joindre à une
pâtisserie industrielle, puis cherche une diversification dans une département
agricole. Celui-ci groupait le commerce des aliments du bétail, des engrais et
des produits phytopharmaceutiques et offrait ses services à toutes les
exploitations agricoles et d'élevage d'une partie de la Wallonie. L'entreprise
voulut aussi développer la vente de produits glacés, poissons, légumes,
volailles et gibier surgelés. Mais elle avait investi en 1965 dans la création
de la laiterie de Floreffe qui tomba en faillite en 1975. L'année 1979 sonnait
le glas du BON Pain de cette entreprise typique. Ses parts furent reprises par
Saint-Roch S.A., ce qui ) l'époque, mettait automatiquement fin à la société. La
boulangerie et la pâtisserie furent alors reprises et exploitées une dizaine
d'années par la S.A. Le Bon Grain de Morlanwelz avant de fermer définitivement
en 1991.
La
Sambre : porteuse de vie
Née en France, au nord-est de
l'Aisne, sur le plateau de la Thiérache, la Sambre coule dans sa partie wallonne
sur une distance voisine de 93 km. On nomme haute Sambre la portion de la
rivière s'étendant de la France à Monceau et basse Sambre son parcours jusqu'au
confluent de la Meuse à Namur. Son parcours total est de 190 km. Son tracé a
toujours comporté de nombreux et amples méandres reproduits par les cartes
anciennes, telle celle de l'atlas d'Ortéluis, en 1579. Plusieurs d'entre eux
furent abandonnés par la rivière sur Aulne, Jemeppe, Soye et Floriffoux, ce qui
explique la grande largeur de la vallée à ces endroits. Il y a quelque 30.000
ans, le cours de la rivière était supérieur de 30 km à celui que nous
connaissons. Il passait par la Sarthe, les Comognes et Froidmont. Ses méandres
étaient larges et nombreux. Mais avant sa canalisation, la Sambre était bien
moins profonde. La navigation n'y était même possible que six mois par an. Il y
passait des bateaux dits Sambroises, d'un tonnage de 20 à 50 tonnes mettant, de
Namur à Charleroi, 12 à 14 jours, pour la montée et de 6 à 5 jours pour la
descente, selon l'état des eaux. C'est dire si le transport était lent. Que
contenait ces bateaux encore pourvus de voiles ? Des produits de l'économie
rurale, comme le foin, les fagots, les céréales, la laine, la bière, mais aussi
et surtout des matières pondéreuses très diverses : de fer travaillé, des
pierres, des roches, de la houille. En période d'hostilités, des munitionnaires
usaient de bateaux pour ravitailler les armées. On halait les chalands vides à
l'aide d'un cordage, tiré à la main ou par des chevaux.
Mais quand l'activité industrielle se développa, la Sambre devint soudainement
trop peu profonde pour les péniches de plus en plus lourdes qui l'utilisaient.
De plus, les méandres et la différence de niveau entre certaines localités
rendaient la navigation très malaisée. On a adapté la Sambre aux nouvelles
exigences économiques avec ce que cela apporte de positif pour l'économie mais
aussi de négatif pour les rivages de plus en plus envahis par le béton. La
navigation fut transformée en 1825, lorsqu'une entente s'établit entre les
gouvernements des Pays-Bas et de la France pour améliorer les conditions de la
voie d'eau. Le tracé de la Sambre fut pour la première fois rectifié, le lit
approfondi, le parcours pourvu de 13 ouvrages-écluses permettant le passage de
bateaux de 300 tonnes. La Sambre était devenue une voie d'eau rentable. L'essor
des transports était devenu tel qu'en 1914, des milliers de péniches y
circulaient chaque mois, chargées de charbons, produits métalliques, chimiques
ou de bois. Pour mettre en service le nouveau barrage éclusé d'Auvelais, il
fallait supprimer la vieille écluse du Pont-à-Biesmes. Elle a été démontée en
1955.
Les
écluses étaient beaucoup trop petites que celles que l'on voit sur nos cours
d'eau de nos jours. Le tracé de la Basse-Sambre normalisée développe une
longueur de 53 km soit 15 de moins que l'ancien tracé. La rectification la plus
spectaculaire se situant à Ham où l'on évita la construction de trois ponts
rails. Les 13 barrages et écluses de 1825 ont été remplacés par 8 complexes de
plus grandes capacités entre 1947 et 1970 et principalement entre 1955 et 1959
pour les sections de Tamines et Auvelais. Les bateaux étant plus gros, il en
passe moins. La moitié des 40 bateaux qui passent en moyenne l'écluse d'Auvelais
chaque jour, atteignent un tonnage de 1.200 tonnes. Le batelier va faire apposer
un cachet à chaque écluse qu'il franchit jusqu'à sa destination. Ils
transportent des céréales, produits chimiques, métalliques, du sable vers ou en
provenance des usines sambriennes.

Les Feutreries et Amiantes d'Auvelais
Travaillant principalement pour
les glaceries, les feutreries d'Auvelais connurent leurs heures de gloire entre
les années 1930 et 1950. Une première feutrerie, créée en 1900, s'installa
briévement près de l'ancienne église. Deux autres feutreries beaucoup plus
importantes s'installèrent rue des Glaces et furent actives jusqu'aux années
1970. La S.A. des Feutres et Amiantes d'Auvelais( tendance libérale), créée le
10 février 1906, fabriquait des feutres de poils et de laine, des fils et des
plaques d'amiante, utilisées comme isolant thermique. Le personnel variait
suivant la demande des glaceries et chômait parfois plusieurs jours par semaine.
Elle cessa ses activités le 30 juin 1976. La S.A. Feutrerie Nouvelle d'Auvelais,
constituée le 14 janvier 1909 (tendance catholique) , fabriquait des feutres de
plusieurs types. Ces deux entreprises, qui vécurent longtemps sur leurs acquis
et occupant jusqu'à 70 personnes chacune, s'adaptèrent trop tard aux nouvelles
demandes du marché... Les glaceries utilisant la technique du float n'ont en
tout cas plus besoin de technique de doucissage...
L'industrie houillère
Il est probable que la houille fut exploitée au moyen âge à Auvelais,
mais les documents ne nous donnent aucun renseignement à cet égard. La première
allusion à l’industrie charbonnière que nous trouvions est l’existence, en 1512,
d’un échevin, Jean le Houilleur, dont le nom indique suffisamment la profession.
Charbonnage de Saint-Roch
La concession du charbonnage
Saint-Roch fut accordée en 1829. Elle comprenait les couches de charbon gisant
sous 140 hectares, situées dans la boule que décrit la Sambre à l'ouest d'
Auvelais. Le premier puits dit "Vieux Grogneaux", fut creusé dans la prairie
de la Bachée. En 1838, le charbonnage Saint-Roch occupait 67 ouvriers. En
1860, Saint-Roch fusionna avec le charbonnage d'Auvelais suite aux
négociations de la famille Petit et du consortium qui avait acheté le site
Saint-Roch en 1859. En 1900, le puits principal de la société se trouvait près
de la glacerie Saint-Roch. En 1921, la société fit creuser un nouveau puits à
la Grippelotte, celui-ci était relié aux puits central par un chemin de fer
aérien. En 1930, l'exploitation se faisait par deux galeries à la profondeur
de 112 et de 264 mètres; elles s'élevait à 200 tonnes environ par jour. On
espérait doubler cette production lorsque le matériel aurait été renouvelé et
un triage mécanique installé. Les ouvriers employés étaient au nombre de près
de 400. Mais la société fut dissoute en 1931 et Auvelais ne fut plus qu'un
centre de tri. Elle ferma en 1961.
Charbonnage d’Auvelais
La concession de la « mine d’Auvelais »
comprenait le territoire actuel d’Arsimont et la partie méridionale d’Auvelais.
En arrêté royal du 27 mai 1857 sépara la concession
primitive d'Auvelais en deux concessions particulières. Auvelais et Arsimont.
Cette dernière comprenait 630 hectares sous les communes de Foasses et d'Auvelais
et était limitée par les concessions de Ham-sur_sambre, d'Auvelais, de
Falisolle et au sud par des terrains non carbonifères située sous Fosses. Pour
exploiter les veines de houille, la famille Petit avait successivement foré
les puits nro 1 et nro 2 et avait creusé une longue galerie dite la Pêcherie
pau où le charbon était amené jusqu'aux bords de la Sambre. les héritiers
Petit se constituèrent en société civile en 1847 et s'étaient associés aux
Godin de Huy, à qui ils avaient cédé, le 26 mars 1847, trois dixièmes de leurs
droits.
Le 29 juin 1860, fut constitué la société civile du charbonnage d'Arsimont.
L'avoir social était garanti en 200 actions, dont 137 furent attribuées à la
famille Petit, 60 à la famille Godin et 3 à Mr Simon d'Andenne, cessionnaire
de parts depuis 1859. Ces deux actions passèrent aux mains de capitalistes
français, les barons de Soubeyan et de Haber, Mr Schnapper, qui transformèrent
l'association civile en une société anonyme. En 1896, les deux sièges
d'extraction d'Arsimont occupaient 743 personnes dont 700 ouvriers. La société
anonyme des charbonnages d'Arsimont fut dissoute le 14 juin 1904, lors
de sa fusion avec la société similaire de Ham-sur-Sambre et de
Moustier-sur-Sambre. La production annuelle était de 300.000 tonnes. le
charbonnage d'Arsimont s'arrêta vers 1925.
Charbonnage Elisabeth
C'est en 1828 que fut concédé
l'autorisation d'exploiter une mine qui s'étendait sur 437 hectares, sous
Velaine, Keumièe, et Auvelais. En 1834, un seul siège était en activité, il
occupait 42 ouvriers et produisait 4650 tonneaux. En 1937, l'exploitation de
la houille à Velaine employait 119 ouvriers, mais le triage se faisait à
Auvelais.
Les
Glaceries
L’industrie verrière s’introduisit dès le XVIIème
siècle dans le bassin de la Sambre. Les glaces nationales belges a pour objet la
fabrication et le commerce des glaces ainsi que de tous autres objets en verre,
l’exploitation, la fabrication et la vente de toutes matières et produits qui se
rattachent à l’industrie du verre. L’usine construite en 1890, est devenue à la
suite d’agrandissements successifs, un des établissements industriels les plus
importants de la Basse-Sambre.
La société des Glaces d'Auvelais a été constituée en 1875 par
des familles libérales sur un terrain de six hectares, à la Vacherie, le long de
la Sambre. C'est l'époque où la Basse-Sambre voit naître quatre glaceries :
-
La Société de Sainte-Marie
d'Oignies dès 1836,
-
Les Glaces de Moustier en 1883,
-
Les Glaces nationales belges à
Saint-Roch, Auvelais, en 1889,
-
La manufacture des Glaces de
Saint-Gobain, à Franière, en 1900.
Cette concentration s'explique par
une localisation favorable près des voies de communication (la Sambre et la
ligne de chemin de fer) et des sources de matières premières dont le chlore, le
sable et la soude produite par Solvay, à Couillet. En 1928, les Glaces d'Auvelais
occupaient 900 ouvriers. En 1932, suite à la fusion des Glaces d'Auvelais avec
les Glaces Nationales belges, les activités des Glaces d'Auvelais sont
progressivement reconcentrées dans l'autre usine. Après 1945, on y construisit
des carrelages (Grès Sambre).
L'ensemble du site, situé le log de la Sambre à la limite des communes de
Jemeppe, représentait une superficie totale de près de 40 hectares. L'usine
Solvay, située à proximité, acheta le site en 1971 pour constituer une réserve
pour l'implantation éventuelle de nouvelles activités. L'ancienne usine, qui
couvrait près de trois hectares à l'abandon, fut rasée en 1990. Les trois
cheminées restantes avaient une hauteur de 40 à 50 mètres et un diamètre à la
base de quatre mètres.
Les "Glaces nationales belges à Saint-Roch - Auvelais" furent constituée le 16
septembre 1889, grâce à un capital de 2.500.000FB, investi par des familles
catholiques en réaction à l'autre glacerie. Elle eut dès le départ pour objet la
fabrication et le commerce des glaces ainsi que de tous autres objets en verre,
l'exploitation, la fabrication et la vente de toutes matières et produits qui se
rattachent à l'industrie du verre. L'usine Saint-Roch, construite en 1890, est
devenue à la suite d'agrandissement successifs, un des établissements
industriels les plus importants de la Basse-Sambre. Il comptait en 1930 plus de
1.400 ouvriers.
En 1997, la maison-mère, la multinationale française Saint-Gobain a décidé
d'équiper l'usine d'Auvelais d'un coater. "Il s'agit d'un équipement
technologique de pointe servant à déposer des couches thermiques et de contrôle
solaire sur le verre". Grâce à ce système, les bureaux et autres habitations
devraient être un peu plus imperméables aux effets trop puissants des rayons du
soleil. Auvelais, spécialisé dans le verre plat, possède deux float qui
permettent une production concentrée au même endroit. En 1977, Saint-Roch à
Auvelais occupaient 575 personnes tandis que Securit sur le même site, en
employaient quelques 400. Toujours dans la même famille, Techniver à Mornimont
regroupait 111 emplois tandis que Caliglas à Floreffe en comptait une trentaine.
L'usine de produits
chimiques
On y fabriquait différents acides,
chlorures, sulfate, un minimum de fer (oxyde de plomb pour préserver le fer de
la rouille) et de la potée utilisée dans les industries pour polir le verre et
des métaux. Elle travaillait surtout pour les glaceries. En 1963, la société
rebaptisée "Produits chimique et pharmaceutiques" n'employait plus que 21
ouvriers et 11 employés et a fermé ses portes après.
Créée en 1853 peu après l'édification de la ligne de chemin de fer, elle était
située près du pont de chemin de fer enjambant la Sambre près de la route d'Eghezée,
c'était une des plus grosses entreprises d'Auvelais dans l'entre-deux-guerres.
Elle employait 250 ouvriers en 1926. Elle fut successivement administrée par
MM.J.Leroy Wauthier et Protin et ferma ses portes dans les années 1960. Elle a
été reprise par la SOPARTEC (Louvain-la-neuve).
En 1982, l'Administration communale de Sambreville fit démolir les derniers
vestiges de l'usine. Durant la guerre de 1940, les bureaux de cette usine
servirent de cachette à une invention du Taminois, Emile Van Herpe, que les
allemands recherchèrent en vain durant plusieurs mois. Il s'agissait d'un projet
de rayon laser. Mr Van herpe avait bénéficié de la compréhension de la direction
de l'entreprise et particulièrement de Mr Maillard pour s'y réfugier.
Autodidacte et sans moyens financiers, Mr Van Herpe ne put développer son
invention (révolutionnaire à l'époque) et fut d'ailleurs blessé gravement en
procédant à des essais.
La Centrale
Electrique
 Située
près de la Sambre, la centrale d'Auvelais, fondée en 1911, a alimenté toute une
région en électricité jusqu'en 1985. Elle fonctionnait grâce à de la poussière
de charbon. Le charbon arrivait aux chaudières sous une forme pulvérisée et
était enflammée. L'eau déminéralisée était transformée en vapeur surchauffée.
Elle entrait alors dans la turbine à vapeur qui était couplée avec un énorme
alternateur et l'entraînait dans son mouvement de rotation produisant ainsi
l'énergie électrique. Après avoir
rempli son rôle dans la turbine, la vapeur était à nouveau condensée en eau
avant d'être renvoyée au réservoir d'eau. L'eau était alors ramenée à la
chaudière par une pompe d'alimentation. Le cycle eau-vapeur était alors ainsi
complètement "fermé".
Le charbon arrivait directement du charbonnage Elisabeth par un transporteur
aérien ou par bateau d'autres charbonnages au départ d'Anvers. La consommation
quotidienne était à l'époque de 1.000 tonnes de charbon pour les cinq
chaudières. Le charbon était réduit sous forme de farine noire. Les cendres et
les suies extraites étaient entraînées par un courant d'eau vers les bassins de
décantation. Ces suies on servi pour la fabrication de briques et de produits
réfractaires. A l'intérieur même de la centrale, la salle des machines et le
poste de commande valaient le détour et en ont impressionné plus d'un lors des
visites.
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