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L'Auveloise.

C'est en 1990, à l'occasion des 20 années de Jumelage entre
Auvelais en Pont-Ste-Maxence que le Comité de Jumelage décide de marquer cet
événement par une nouvelle Bière : l'Auveloise.
Si la Sambre qui arrose Auvelais prend sa source en France,
l'Oise qui arrose Pont-Ste-Maxence a sa source en belgique à l'ombre de l'Abbaye
de Chimay. Ces éléments justifient le choix judicieux de ce rafraîchissement
local dégusté au verre de l'Amitié.
L'étiquette, bordées des couleurs locales, représentant les deux clés des villes
concernées a été conçue par Jacques perot, directeur de l'Académie des
beaux-arts de Tamines.
Mais qui brasse l’« Auveloise »?
Introduction : La province du Brabant était probablement la plus fournie en
brasseries pour la Belgique. Il y a toutes les brasseries de la vallée de la
Senne qui fabriquent le fameux lambic, et qui dit « lambic » dit « gueuze ». Il
y avait également toutes les autres; citons : Artois, Wielemans, Haacht, De
Kluis, Martinas, De Smedt, etc.
Dans la partie Wallonne il y en avait deux, mais pas des moindres ; la
« Brasserie St Guibert » avec ses bières « Vieux-temps » et « Leffe » et la
toujours jeune « Brasserie Lefèbvre » à Quenast pour les bières entre autres de
l’« Abbaye de Floreffe » et de l’ « Auveloise », la fierté de notre confrérie.
Région : Quenast, est une petite bourgade du Brabant Wallon célèbre pour ses
immenses carrières de porphyre gris qui ont produit des pavés exportés dans le
monde entier.
Du milieu du 19ème siècle à la première
guerre mondiale, plus de 4.000 ouvriers furent attirés par cette région qui
offrait du travail en suffisance.
C’est de ce 19ème siècle prospère où Quenast vivait au rythme de ses carrières
que remonte l’origine de la brasserie au bord de la Senne.
Le labeur terminé, les ouvriers reprenaient force, vigueur et fraîcheur autour
des pots de bière servis dans les « cafés de carrière ». La bière
soutirée des fûts de bois et servie dans des verres d’un demi-litre était
légère, et peu coûteuse, n’assommant pas trop, ni les ouvriers assoiffés, ni
leur portefeuille.
Historique de la brasserie Lefebvre :
1876 : Jules Lefebvre, garde-chasse, fermier, malteur, inaugure sa
nouvelle brasserie dans la vallée de la Senne, au centre du village.
1916 : La brasserie est démantelée pendant la guerre, suite à la réquisition
des métaux non-ferreux par les allemands.
1919 : Auguste Lefebvre, fils de Jules achète et s’installe en 1922 dans la
brasserie en faillite appartenant à Raymond Van Ham, située rue du Croly sur une
colline envoisinante, pour fuir les inondations annuelles de la Senne. Elle ne
déménagera plus. La bière fabriquée est conditionnée en fûts de 30, 50 et 100
litres.
1927 : Gaston Lefebvre, fils d’Auguste, modernise la brasserie en démarrant
notamment la mise en bouteilles de la bière qui vient élargir la gamme de
conditionnements.
1932 : Des cuves cylindro-coniques sont installées, ce qui permet à la
brasserie de jouir d’une certaine avance technologique dans le milieu brassicole
pendant un certain temps.
1953-1987 : La brasserie devient aussi un négociant en boissons.
1960 : Pierre Lefebvre prend la relève pendant que les carrières
avoisinantes réduisent leurs activités. Une nouvelle bière fait son apparition :
titrant 5% de volume d’alcool et issue de la haute fermentation, c’est la « Porph-Ale »,
elle tirait son nom de la pierre locale et est apparentée à la famille des
« Saisons » traditionnelles.
1966 : La brasserie reprend à son compte la fabrication de la « Super-Houblo »
suite à l’arrêt de la brasserie Tondreau de Mons. C’est une bière de type
scotch, titrant 6 % de volume d’alcool.
1975 : C’est Philippe Lefebvre qui entre à son tour dans la brasserie, muni
d’un diplôme de marketing.
1953-1987 : La brasserie devient aussi un négociant en boissons.
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De temps en temps la brasserie Lefebvre
brasse également un « Stout » qu’il livre exclusivement à un dépositaire de
Beauraing, allez Dieu savoir pourquoi.
Un produit issu de la brasserie et sans doute plus inattendu est une « Pils ».
Face à la concurrence sans pardon des grandes brasseries industrielles, la
brasserie décida de brasser une « Pils » artisanale qui a ce petit goût typique
et plaisant de cette brasserie brabançonne.
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Outre la bière de table brune et blonde,
toute une série de bières spéciales apparaissent : l’ « Abbaye de Gembloux », la
« Cuvée des Aclots », la « Lichtaertse Kwesel », la « Moeder Overste », la
« Bière du Lothier », la « Biyère du Maca », la « Seigneurie », la « Durboise »
et l’inégalée « Auveloise ».
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1989 : Une bière blanche fait son entrée, la « Student », que l’on
renommera rapidement « Blanche de Bruxelles ».
1996 : La brasserie innove et lance la « Babär », une bière blonde au miel.
Sa petite sœur, la « Babär » brassin d’hiver, brassée en octobre et février
verra le jour dans les années suivantes.
1998 : Une bière à la pomme est lancée, la « Newton ».
2002 : Paul Lefebvre, fils de Philippe, rejoint à son tour la brasserie. Son
arrivée est synonyme de nouveautés.
2003 : La « Belgian Kriek » à la cerise et la « Belgian Pêches », sont
lancées sur le marché.
2004 : Apparition de la « Belgian Franboise », suivie par la « Quenast »,
bière pils de haute qualité.
Jeune de six générations, la brasserie Lefebvre reste avant tout familiale. Sans
cesse en extension, elle travaille principalement avec l’étranger en exportant
plus de 80% de sa production.
Ch.Bouchat
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