
RENCONTRE AVEC UN ARTISTE…
A
l'occasion du premier Chapitre de la Confrérie, notre "sergent", sceptre gravé
dans le bois, a été inauguré.
Cette magnifique sculpture, véritable symbole de la Confrérie, a été réalisée
avec brio par Monsieur Philippe PIEFORT, sculpteur dans la région.
Voici les propos de cet artisan discret, recueillis lors de la manifestation.
Quelle a été votre motivation pour accepter ce travail ?
"J'ai tout d'abord été contacté par Jean-Claude POT, qui m'a énoncé la pièce à effectuer. Son enthousiasme et le sérieux de ses arguments m'ont aussitôt séduit.
Ce "sergent" à entreprendre correspondait bien à mon style de travail : partir de rien, créer un nouveau symbole absolument unique, dans un genre figuratif."
Quelles ont été les étapes nécessaires pour aboutir au produit fini ?
"J'ai reçu plusieurs documents et photos que j'ai examinés attentivement.
Il fallait représenter beaucoup d'éléments sur peu d'espace : le verre à bière d'Auveloise gravé aux clefs des communes jumelées et de la devise de la Confrérie, entouré de l'effigie des géants : Jean le Porion, Marie d'el Potée et leur fils, Maxence. C'était là la principale difficulté.
Puis, les premiers croquis sur papier ont commencé.
La deuxième étape a consisté en un long et fastidieux travail de réalisation d'un modèle en terre glaise où chaque détail était pris en considération.
Après présentation de cette composition et approbation par les membres de la Confrérie, j'ai procédé aux derniers ajustements avant de d'entamer la taille du bois et l'ultime phase de la création du sceptre."
Quel bois avez-vous utilisé ?
"IL faut savoir que la sculpture pèse 4 kg et mesure 40 cm. Elle est réalisée dans du chêne du pays, car je pense que le sergent n'aura pas la vie facile tous les jours. Il doit être costaud ! Le tilleul aurait donné un objet plus léger mais beaucoup plus fragile car plus tendre."
Pouvez-vous évaluer votre temps de travail ?
"Pas vraiment ! Le modèle en terre glaise est une étape de longue haleine.
Quant à la réalisation en bois, il est impossible de déterminer la durée de cette phase. Il faut parfois abandonner pour y revenir plus tard.
Je me suis lancé dans cette tâche sans compter. Je savais tout simplement que je travaillais pour une confrérie très sympathique et très dynamique, et cela m'animait."
Monsieur Piéfort est toujours à la recherche de la perfection et pour ce passionné, le temps mis dans la réalisation d'une œuvre ne compte pas vraiment. Il nous le dit en ces mots :"On est content quand on juge que c'est fini, car, si on veut, ce n'est jamais fini !".
Votre conclusion à l'issue de ce travail ?
"Réaliser ce sceptre a été un moment très agréable et j'ai vraiment travaillé avec plaisir.
Aujourd'hui, ma plus grande satisfaction est de constater que la Confrérie et le public apprécient le résultat."
Merci Monsieur PIEFORT et encore BRAVO !!
Propos recueillis par Armande FADEUR
Philippe PIEFORT, sculpteur, http://users.swing.be/rabooz/index.htm